vendredi 23 octobre 2009

NANOYOU : que pensent les jeunes des nanos ?

Ça y est ! Nous venons de mettre en ligne la version francophone d’une grande enquête sur les représentations et attentes des jeunes européens (11-25 ans) à propos des nanotechnologies. En cette période de grand débat public national en France, où les discussions ne se déroulent pas sans heurts ni tensions (une bouteille d'ammoniac a même été jetée sur la scène lors de la séance publique à Toulouse), nous entrons enfin dans la phase opérationnelle des projets de médiation des nano financés par le 7ème programme cadre de la Commission Européenne. Pour nous, au CCSTI Grenoble, il s’agit des projets NANOYOU et TIME4NANO. L’enquête que nous venons de mettre en ligne s’inscrit dans le projet NANOYOU. Elle s’adresse directement aux jeunes de 11 à 25 ans, et elle constitue un bon moyen d’apprendre et de tester ses connaissances en la matière ! Evidemment, les enseignants, les parents, les journalistes, les éducateurs peuvent s’en emparer pour la critiquer et amplifier sa diffusion.

Le grand public, ou le mythe de l’Atlantide. Ces projets visent une diffusion la plus large possible afin de toucher ce qu’on continue d’appeler « le grand public ». Cependant, à en croire un nombre croissant d’analystes de nos faits sociaux, cette notion de « grand public » ne serait qu’un mythe, une idée fausse étonnamment résistante (on en connaît d’autres) que les sociologues réfutent aujourd’hui à longueur de publication. C’est vrai, nous en faisons aussi le constat dans l’action culturelle, il n’y a pas « un » public mais « des » publics – une sorte d’élévation au carré d’un terme signifiant déjà un pluriel. C’est ainsi que nous avons, avec des collègues de 6 autres pays, focalisé sur le public des jeunes – ou plutôt, « les publics » des jeunes. Car les jeunes aussi ont droit à être différenciés. Néanmoins, l’idée derrière est bien, via ces publics, de concerner le plus grand nombre de citoyens européens. Car même si « le grand public » n’existe pas (et c’est tant mieux, il était temps de casser cette idée d’une masse d’individus agissant et réagissant de la même manière, comme une espère d’armée rouge de citoyens), il n’empêche que nouer un vaste dialogue avec le plus grand nombre d’individus, en respectant et comprenant les enjeux des multiples groupes auxquels ils appartiennent ou dont ils s’inspirent, reste un défi majeur de nos démocraties occidentales…

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Pour participer à la version française de l'enquête NANOYOU : www.nanoyou.eu
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